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Comment l'alcool est-il assimilé ?

  • L'alcool passe dans l'œsophage et se retrouve dans l'estomac. 20 % de cet alcool traverse la paroi de l'estomac pour se retrouver dans le sang. Puis l'alcool resté dans l'estomac passe dans l'intestin grêle, qui l'assimile rapidement. Le foie décompose en partie l'alcool qui était passé dans le sang.
  • L'alcool atteint le cerveau, après 10 minutes environ, par le sang. C'est alors que cette partie du corps et le système nerveux en subissent les effets (narcotiques). L'assimilation de l'alcool dure plus longtemps si on n'était pas à jeun à ce moment-là.
  • C'est le foie qui traite en majorité l'alcool, à savoir à 95 %. Les 5 % restants finissent dans les urines, la sueur et l'haleine.
  • Il faut en moyenne 1,5 h au foie pour pouvoir dégrader l'alcool contenu dans un verre standard. Donc, par exemple, si l'on a bu 10 verres en commençant à 23 heures, le foie mettra en moyenne 15 heures pour traiter la quantité d'alcool correspondante ; ce qui veut dire qu'à 8 heures le lendemain matin, on est toujours sous l'emprise de l'alcool et passible d'une amende si l'on prend le volant !
  • Mais le nombre de verres n'est pas le seul facteur déterminant. Le poids, le sexe de la personne et sa vitesse de consommation jouent également un rôle.
    Et il faut aussi prendre en compte le contenu de l'estomac. La nourriture ingurgitée ralentit, en effet, l'assimilation de l'alcool par le sang. Un estomac bien rempli freine donc l'emprise de l'alcool sans pourtant en diminuer l'intensité après un certain temps.
  • Il n'existe d'ailleurs aucun remède qui permettrait de redevenir plus vite sobre en accélérant la décomposition de l'alcool. On peut donc boire plus de café, prendre une douche froide, se remuer davantage ou encore aller prendre l'air frais. Cela n'y changera absolument rien. Il peut arriver qu'on se sente alors plus sobre, mais le taux d'alcool dans le sang, lui, n'est pas du tout moins élevé. Et il ne faut pas non plus se fier à certaines «pilules dégrisantes» vendues, entre autres, sur Internet. Celles-ci n'ont d'effet que sur le porte-monnaie.
  • Vous pouvez utiliser l'Alcootest pour vous aider à estimer votre alcoolémie après avoir consommé de l'alcool.

Hommes vs. femmes

  • Les femmes réagissent plus vite et plus intensément aux effets de l'alcool que les hommes. Elles sont, en moyenne, 20 à 30 % plus saoules pour une même quantité d'alcool.
  • Un verre standard d'alcool, qui en contient 10 grammes, conduit à un taux d'alcoolémie de 0,2 ‰ chez les hommes et 0,3 ‰ chez les femmes.
  • Ces dernières pèsent, en effet, en moyenne moins lourd, ont moins de tissu musculaire et moins de liquide présent dans leur organisme. Et l'écart se note également au niveau du métabolisme lui-même.
  • Le cœur pompe le sang à travers tout le corps et donc distribue l'alcool dans tout le liquide de l'organisme. Or celui-ci est de 34 litres en moyenne chez les femmes contre 42 litres pour les hommes. Par conséquent, à quantités égales, l'alcool sera contenu dans un volume de liquide plus réduit chez les femmes.
  • Et celles-ci ont aussi un plus petit foie, ce qui ralentit la décomposition de l'alcool.
  • On peut donc affirmer que les femmes sont plus vulnérables que les hommes face aux effets néfastes de l'alcool. En cas de consommation excessive, les dommages causés au foie sont plus graves et apparaissent aussi plus rapidement. Les femmes souffrent également plus vite de lésions cérébrales.
  • Enfin, il ne faut pas oublier les répercussions typiquement «féminines» en cas de consommation excessive : risques accrus de cancer du sein, dérèglement du cycle menstruel, risques plus élevés de fausse couche et syndrome d'alcoolisation fœtale.
  • En savoir plus sur les femmes et l'alcool »

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