Retour à la page précédente

Education et l'alcool

Que vous le vouliez ou non, vos enfants seront confrontés un jour ou l'autre à l'alcool et aux drogues. Ils en entendront parler, s'en verront offrir et peut-être même seront-ils tentés d'en consommer. En effet, à partir de 12 ans, beaucoup de changements commencent à intervenir chez les enfants, notamment une tendance croissante à expérimenter de nouveaux comportements et à «tester les limites». Le fait de boire de l'alcool peut en faire partie. La recherche montre d’ailleurs que l'alcool est de loin la drogue la plus commune chez les jeunes. Plus des trois quarts des 12-14 ans ont déjà bu de l'alcool et quinze pour cent en boivent régulièrement.

Par ailleurs, cette expérimentation se fera parfois au sein même de la famille. En effet, bien que la plupart des parents souhaite que leurs enfants restent à l'écart des drogues, leur position est souvent différente pour l’alcool. Par exemple à l'occasion d'une fête de famille, beaucoup de parents font goûter de l'alcool à leurs enfants : environ 1 enfant sur 5 a déjà goûté de l'alcool de cette manière avant l'âge de 12 ans.

Il est donc important de ne pas fermer les yeux à ce sujet, mais plutôt d’utiliser le contexte familial à bon escient. En effet, celui-ci peut être éducatif. En tant que parents, vous pouvez apprendre à vos enfants à expérimenter la consommation d’alcool dans un contexte balisé, avec des règles claires et en faisant référence à la loi (pas d’alcool avant 16 ans).

Du point de vue de leur santé notamment, il est important qu'ils ne boivent pas d'alcool avant l'âge de 16 ans. En effet, l'alcool est dommageable pour le développement physique et mental d'un enfant, dont le cerveau est encore en maturation.

Alors que les jeunes sont souvent généralement bien informés sur l'usage des drogues, ils surestiment parfois lourdement les quantités d'alcool qu'ils peuvent boire. 
En savoir plus sur les risques pour les jeunes »

l'alcool et l'éducation

Quelques conseils pour les parents :

Sans vouloir être exhaustifs, voici malgré tout quelques indications :

  • Faites en sorte que vos enfants boivent de l'alcool le plus tard possible. En tout cas, pas avant 16 ans. Boire à un âge inférieur implique de nombreux risques, notamment pour la santé physique.
    En savoir plus sur les risques pour les jeunes »
  • Parlez à vos enfants de la consommation d'alcool, à la fois de ses avantages potentiels et de ses inconvénients. 
  • N’attendez pas forcément qu’ils abordent le sujet par eux-mêmes. À partir du moment où ils manifestent un intérêt pour ce produit, n’hésitez pas à ouvrir le dialogue. Même si vous avez deux points de vue différents, il est important que la communication s’établisse dans un dialogue mutuel et une relation de confiance. Selon le groupe de travail « Jeunes, Alcool et Société », « apprendre à goûter plutôt qu’à dégoûter, c’est privilégier un rapport qualitatif au produit plutôt que quantitatif ». 
  • Fixez vous-même les limites que vos enfants doivent respecter en termes de consommation d'alcool. Malgré des protestations possibles, les enfants préfèrent des règles claires. Il n’existe pas de règle unique à adopter, chaque jeune est différent. L’essentiel c’est de rester cohérent et par exemple, d’appliquer les sanctions en cas de débordements du cadre. Evidemment, des adaptations sont possibles au fil du temps (en fonction de l’âge et de la maturité du jeune).
    Plus d'informations sur "comment en parler" 
  • Gardez à l'esprit que vous avez une fonction d'exemple en matière d'alcool. Les enfants imitent souvent leurs parents et c'est aussi le cas pour les comportements de consommation.
  • Si vous-même buvez beaucoup ou trop, soyez honnête à ce sujet. Vos enfants le savent de toute façon ou le sauront tôt ou tard. Expliquez clairement, dans ce cas, que l'alcool n'a pas les mêmes effets sur les enfants que sur les adultes. Reconnaissez éventuellement que vous avez vous-même des difficultés à modérer votre consommation. Fixez aussi, dans ce cas, des limites claires à votre propre consommation d'alcool.
  • Si votre enfant a trop bu, parlez-lui en lorsqu'il est à nouveau à jeun. Cela n'a aucun sens de discuter avec quelqu'un qui a bu. Choisissez «un bon moment». Essayez aussi d'écouter et pas seulement de condamner, voire de dramatiser. Rappelez clairement où se situent les limites.
  • Partagez vos expériences avec d'autres parents tout en respectant votre propre style parental. Tous les parents ont leur propre approche et les enfants ne doivent pas toujours être traités de la même manière.
  • Que faire si votre enfant a pris l'habitude de boire excessivement ? Dans un premier temps, essayez de voir avec lui pourquoi il adopte ce type de consommations. S’il ne veut pas en parler avec vous, proposez-lui d’en parler avec une personne de confiance. L’essentiel c’est de pouvoir maintenir un dialogue. Enfin, en tant que parents, vous pouvez aussi être soutenu dans cette situation. A cet effet, différents centres spécialisés peuvent répondre à vos interrogations et rencontrer le jeune, que ce soit à visée informative ou pour proposer un suivi. Il y a notamment :

 - Les CPMS de l’école où le jeune est scolarisé

 - Les AMO qui réalisent des consultations gratuites.

 - Les Centres spécialisés dans la prévention et le traitement des dépendances

Si vous recherchez une orientation proche de votre domicile, n’hésitez pas à contacter des personnes de confiance (médecin de famille, professeurs, psychologues des Centre PMS, etc.) ou à nous contacter via l’adresse i299578105n1355350652f1778556903o1972984544@1894493220a151887220i57480041d1607786734e910557030-964443215a307606506l87993316c1086717356o346583123o1068337097l1975596061.1703554052b1339494936e830343250

 Voir à ce sujet : Les parents de buveurs problématiques »


Retour à la page précédente

En haut

 

Share:

Share: