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Alcool et circulation routière

alcool circulation routière

La conduite sous influence d'alcool reste l'un des principaux problèmes de sécurité routière.

En 2010, en Belgique, l'alcool était responsable de plus de 5000 accidents avec dommages corporels, faisant plus de 7500 blessés légers et plus de 700 décès et blessés graves [1]. Les études scientifiques actuelles vont dans le même sens et prouvent qu’une consommation d’alcool, même modérée, engendre une diminution des capacités cognitives nécessaires à une conduite en toute sécurité [2].


1. Quelles sont les réglementations concernant la consommation d’alcool en Belgique ?

La norme légale pour conduire est fixée à 0.5‰. C’est à dire une concentration d’alcool dans le sang qui doit être inférieure à 0,5 pour mille.

Cliquez ici pour calculer une estimation de votre alcoolémie»

Lorsque notre consommation d’alcool engendre cette concentration de 0,5 ‰ d’alcool dans le sang, le risque d'accident mortel est déjà 2,5 fois plus élevé [3].

Depuis le 1er janvier 2015 il existe un cas particulier pour les chauffeurs professionnels (chauffeurs de bus, de camions, de taxis, de transports scolaires, etc.). Dans le cadre de leurs déplacements professionnels ces derniers ne peuvent dépasser une concentration de 0,2‰ d’alcool dans le sang [4].


2. Pourquoi ces recommandations et cette limitation de la consommation d’alcool au volant ?

La littérature scientifique a mis en évidence que la consommation d'alcool a un impact sur le cerveau et donc sur plusieurs capacités cognitives essentielles pour une conduite en toute sécurité. Voici quelques effets établis par la littérature :

  • L'attention lors de tâches complexes

La gestion des tâches complexes est constante lors de la conduite automobile. Nous devons être capable de maîtriser le véhicule, surveiller la route, prévoir les comportements des autres usagers, repérer les panneaux routiers, etc.

Cette gestion des tâches multiples est altérée dès une concentration sanguine de 0.3‰ d’alcool dans le sang. Les capacités attentionnelles et de concentration diminuent et ces tâches pourtant « faciles » deviennent donc compliquées dès une consommation d'alcool souvent considérée comme faible.

  • Perception et traitement des informations

L'alcool crée une "vision en tunnel" qui empêche de percevoir correctement les objets en périphérie du champ de vision. En outre, dès une concentration sanguine de 0.3‰, la vitesse de perception des situations dangereuses, la vitesse de traitement de ces informations et le temps de réaction à ces dangers sont ralentis.

  • Capacités attentionnelles et fatigue

Dès une concentration sanguine de 0.3‰ les capacités attentionnelles diminuent. Ces effets sont d'autant plus importants si la consommation d'alcool est combinée à de la fatigue.

  • Prise de risque et respect des règles

La consommation d'alcool a un effet direct sur la zone de notre cerveau qui gère la prise de décision et l'impulsivité. Les prises de risque sont donc plus élevées dès une consommation faible d'alcool.

  • La maitrise du véhicule

La vitesse et la trajectoire des véhicules varient plus sous l'influence de l'alcool et la tenue de la route est rapidement affectée par la consommation d'alcool (dès une concentration sanguine d’alcool de 0.2‰ lors de la présence de vents latéraux).

Ces résultats montrent l’impact d’une consommation, même minime, sur nos capacités à réaliser cette activité complexe qu’est la conduite automobile.  


3. D’autres critères à prendre en compte

La métabolisation de l'alcool par votre organisme dépend de certains facteurs tels que le sexe, le poids et le temps écoulé entre le premier verre et la reprise du volant.

Pour en savoir plus au sujet des différences hommes/femmes»

Pour en savoir plus sur l'alcool chez les jeunes»

 

4. Vous vous demandez à quoi correspond une concentration d'alcool de 0,5‰?

Pour vous donner une idée, utilisez le Calculateur d'alcoolémie. Il peut vous aider à estimer votre alcoolémie dans le sang après avoir consommé de l'alcool.

Attention! L'alcootest ne donne qu'une estimation. Il ne tient pas compte de certains facteurs comme les différences individuelles dans le métabolisme et la fonction hépatique, la prise de médicaments, la quantité de nourriture présente dans l'estomac, etc.

Lors d'un contrôle de police, le test de l'haleine ou, le cas échéant, une prise de sang sera décisif(-ve). 

Aide-alcool n'est pas responsable des conséquences éventuelles de l'utilisation de ce test.


bob



 [1] Nuyttens, N., Focant F., Casteels Y. (2012). Analyse statistique des accidents de la route 2010. Bruxelles, Belgique: Institut Belge pour la Sécurité Routière – Centre de connaissances Sécurité Routière.

[2] Moskowitz & Fiorino (2000) et Caird, Lees, & Edwards (2005), cités par l’IBSR (consulté le 18 décembre 2015).

[3] http://ibsr.be/fr/presse/etudes-et-statistiques/th%C3%A8mes-principaux/conduite-sous-influence-d-alcool (consulté le 18 décembre 2015).

[4] http://mobilit.belgium.be/fr/circulationroutiere/legislation_et_reglementation/faq_alcool_et_recidive (consulté le 24 décembre 2015).

 

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